Cette école, située dans les quartiers parmi les plus défavorisés de Katmandou, avait été approchée il y a plus d’un an, et était régulièrement suivie depuis.
Elle accueille des enfants à partir de l’âge de 2 ans (afin de permettre aux parents de chercher du travail) jusqu’à l’âge de 17 ans (notre seconde), afin de les emmener à un diplôme nommé SLC (100% de réussite pour cette école en 2015).
Il y a 242 enfants inscrits (issus de familles défavorisées : parents ouvriers journaliers ou à très faible revenus, malades ou infirmes -le séisme- ….).
Les classes sont en général composées d’environ 16 élèves, dans des salles de classe de 15 m2 environ : leur équipement se résume à un tableau. Pas d électricité, par exemple. Aucun matériel pédagogique, hormis la bibliothèque de l’établissement. Les bâtiments sont vraiment très vétustes.
Le groupe avait pris rendez vous pour mardi, et savait être attendu. Mais quelle réception nous attendait !
Toute l’école etait là, des élèves au corps enseignant.
Une allocution fut prononcée, afin de rappeler les quelques aides déjà apportées par l’association (une connexion internet, un ordinateur portable, 100 euros pour des livres…), mais aussi pour témoigner de la compassion et de la solidarité de l’école à l’occasion des récents attentats qui nous ont frappés.
S’en est suivi une marseillaise < Vidéo de la marseillaise > (en version symphonique, à fort volume… en plein Katmandou un moment très particulier ), puis l’hymne national népalais afin de concrétiser cette solidarité.
Et ce n’était pas fini : les élèves nous ont ensuite présenté des danses népalaises… dont les vidéos sont disponibles ci-dessous :
Puis nous avons visité chaque classe : et à chaque fois, ce fut de la joie, des sourires, de la gratitude, des chants de groupe ou à la guitare, des échanges avec les enfants..
Notre groupe était bouleversé, ému, heureux, touché..Quel souvenir !
Nous avions prévu un repas solidaire, en faveur du cuisinier de cet école. Âgé de 43 ans, cet homme est frappé par une maladie de la valve cardiaque, qui lui laisse une espérance de vie très réduite faute d’opération : en dépit de nos efforts, nous ne sommes pas parvenus à réunir les fonds nécessaires à cette opération.
Mais les fonds récoltés, la valeur de ce repas, une contribution spontanée des membres du groupe lui fut remise. Elle lui permettra d’acheter pendant quelques mois les médicaments nécessaires pour cette pathologie.
Ce monsieur repartit .. avec les larmes aux yeux.
Nous n’abandonnons pas l’espoir de pouvoir financer cette opération qui le sauvera, et en profitons pour faire à nouveau appel à votre générosité (66% sont déductibles de l impôt sur le revenu).
Dans cette école, autogérée par le corps professional (il n y a pas de propriétaire ou d’actionnaire), 50 élèves sont issus de familles en grande difficulté économique, dont 10 dans une situation extrême (pas à manger…).
Le séisme, puis le blocus indien, ont mis l’économie népalaise à genoux. Les familles de ces élèves, parmi les plus pauvres sont les plus touchées. Elles ne peuvent plus assumer les frais de scolarité de leurs enfants. Les filles sont, culturellement, les plus impactées, notamment à cause de la dot qui devra être versée à l’occasion de leur futur mariage.
L’équilibre financier de cette école, déjà précaire financièrement, est en jeu.
Après réflexion et consultation des membres du groupe, outre une dotation de 6 ordinateurs portables donnés par l’entreprise IPDIA (qui en a déjà donné près de 20 en deux ans, plus un routeur, plus du temps…), il a été décidé d’aider les 20 élèves les plus en difficulté, en réglant leurs frais de scolarité impayés pour l’année scolaire en cours, jusqu’à la fin de celle-ci.
Pour l’année scolaire à venir (elle débute en Avril) un appel est lancé, et continuera de l’être, pour aider à financer les études des élèves les plus nécessiteux : il en coûterait 15 euros par mois (5 euros nets après déductions fiscales), pour parrainer personnellement un(e) élève : cette aide, non seulement financière, sera aussi un exemple de compassion, et facteur d’espoir pour ces enfants, si joyeux mais aussi tellement démunis. Ils pourraient ainsi envisager, plus sereinement, un avenir.
Tout ceci est possible grâce à vous tous : merci, mille fois merci !
Quelle leçon d humilité ……nous qui nous plaignions toujours !
Merci de nous permettre d être utile.
Bon retour et gros mis à vous tous