L’école Shree Laxmi Narayan

C’est dans ce pays Tamang, à 20 minutes à pied de Namo Buddha, que se trouve la Shree Laxmi Narayan Secondary School : il s’agit d’une école de 360 élèves des environs, âgés de 2 à 18 ans, préparant au Ten (notre feu BEPC) et au SLC (notre baccalauréat).

Les enfants sont, sans exception, tous issus de familles pauvres, avec beaucoup de filles : dès qu’une famille a un peu d’argent, elle place son enfant -et les garçons en premier- dans une école privée plus cotée.

Les enfants viennent à l’école à pied en empruntant les sentiers escarpés, et cela prend deux heures et demi à certains (c’est tout à fait la série documentaire « les chemins de l’école »).

Les infrastructures de l’école se résument au minimum : des salles de classe dotées d’un tableau, de bancs et tables. Pas d’électricité dans les classes, pas d’eau courante (ni de toilettes de ce fait) -juste un container d’eau pour boire-, aucun aménagement. L’équipe pédagogique est composée de 20 personnes, dont 17 professeurs et le principal. Une radio offerte par l’UNICEF, que l’on remonte à la main, est le seul équipement « moderne ».

Quand o n demande à l’équipe pédagogique quels sont les besoins des enfants, la réponse est, par ordre de priorité :

– un repas à midi ;

– des chaussures style baskets, pour arriver plus vite à l’école et avoir moins froid aux pieds (ils viennent en sandales, pieds nus) ;

– des anoraks et vêtements chauds, pour « tenir le coup » dans les salles de classe en hiver, et avoir moins froid durant les trajets ;

– des fournitures scolaires ;

– des sacs pour aller à l’école ;

– soulager les familles de l’achat d’un uniforme et d’un survêtement.

Quand on demande à l’équipe pédagogique de quoi l’école a besoin en priorité, la réponse est, dans l’ordre  :

– des livres et manuels scolaires, que les enfants pourraient emprunter ;

– un ordinateur et l’accès à internet, pour ne plus être isolés du reste du monde ;

– des panneaux solaires, afin d’avoir une source d’électricité, qui plus est fiable car les coupures sont nombreuses et longues (plusieurs jours parfois) dans les montagnes ;

– du petit matériel de sciences (biologie, électricité, physique) ;

– du matériel audio, pour faire écouter cassettes audio (oui…) ou CD ;

– un vidéo-projecteur.

Il en est ainsi dans toutes ces écoles de montagne, comme aussi une petite école maternelle/primaire, juchée au sommet d’une montagne (seul endroit à peu près plat, donc où l’on peut construire), elle aussi non loin de Namo Bouddha, et qui comprend une cinquantaine d’enfants.

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